Les conclusions du sommet de Lisbonne ont été reçues avec soulagement ! La
Pologne satisfaite, les Italiens aussi, avec un député en plus et un président
du Parlement qui ne votera pas…mais ceci n’a été qu’un canular qui a fait le
tour de la presse internationale. L’étrange manière de résoudre les grands
conflits entre les chefs d’Etat laisse perplexe. Parfois on croit que toute
l’ingéniosité des fonctionnaires qui ont proposé les textes n’aurait pas été à
la hauteur de celle des « grands » qui, quand ils se trouvent au pied du mur et
devant l’obligation de résultat, trouvent encore des solutions. Probablement
c’est la raison pour laquelle ils sont au fait au pouvoir. Car dans toutes les
crises qu’a connues le processus de la construction européenne, des solutions
fortuites ont permis d’avancer, encore que, des décennies après, elles seront
peut être remises en cause. Il en est ainsi du chèque britannique, qui jadis
était le seul moyen pour amadouer la dame de fer Margaret Thatcher. En sera-t-il
ainsi pour les concessions à la Pologne – ou n’étaient ce pas vraiment des
concessions mais des déséquilibres intrinsèques ? Lire plus…
Le Jeudi
Le parlement européen et les lobbys
Groupe de pression, c’est la traduction du Larousse pour un mot qui est devenu
partie intégrante du langage courant. Qui se cache derrière ces lobbyistes,
présents en masse dans les couloirs du Parlement et plus actifs encore par la
communication écrite, publications tous azimuts, manifestations, pancartes, même
cartes et lettres individuelles? C’est devenu presque un nouveau secteur
économique, une profession à plein temps, et ceux « qui attendent en bas
des ascenseurs » ne sont pas seulement les bénévoles de quelque ONG, ou les
idéalistes qui militent pour la bonne cause. Lire plus…
Université mobile?
Le rêve européen de retrouver la mobilité d’antan est bien loin de se réaliser.
Le « Processus de Bologne » prend son nom de la ville italienne, où 29
partenaires – Etats et universités confondus – s’étaient alignés sur le 3-5-8,
c’est-à-dire, la réorganisation des cycles d’études universitaires. La volonté
commune de permettre ainsi aux étudiants de changer de lieu et de culture
n’était qu’un des buts, sous-jacents étaient les besoins de réforme, voire les
problèmes de financement et d’infrastructure auxquels se voyaient confrontés de
nombreuses universités. L’intrépide Claude Allègre, ministre français de
l’éducation nationale avait lancé l’idée lors des 800 ans de la Sorbonne, fête à
laquelle il n’avait convié que ses collègues italiens, britanniques et
allemands. Ce à quoi se sont insurgés les autres ministres de l’Europe des
quinze, revendiquant pour eux le même droit d’accès à la signature. Lire plus…
La fin d’une dictature?
L’émouvante marche des moines en Birmanie, protégés par leurs concitoyens,
aurait-elle été le commencement de la fin? Les événements se sont succédés,
transmis par Internet, le message des images étant plus forts que les reportages
par personnes interposées. Jamais Internet n’aura eu plus de sympathie qu’en ces
moments dramatiques, où entre la force d’une possible résolution de l’ONU et la
répression par la force de la dictature militaire l’inquiétude n’était pas
apaisée. Illusion trompeuse, les dictateurs ont coupé les communications, l’ONU
n’a pas eu l’unanimité pour sa résolution et le Parlement européen – unanime
pour la sienne – ne pèse pas lourd dans ce conflit. Au moins, la délégation
chinoise, présente à la tribune du Parlement européen lors du vote durant la
dernière séance plénière, aura compris que le soutien de l’Europe à l’opposition
du régime en Myanmar est total et spontané. Pays de rêve, avec des œuvres d’art
recherchées, l’authenticité créant un charme spécifique: sa figure emblématique
est une femme. Frêle, mais forte par ses lèvres qui condamnent l’abus de pouvoir
des militaires, sa longue séquestration a été comme le rappel permanent de
l’absence de liberté pour son peuple. Lire plus…
La religion à l’école
Présenté comme un projet pilote dans le cadre d’une série de conférences sur
l’Islam et la société, le Ministre de la Culture de la Basse-Saxe décrit son
projet : 8 écoles primaires participent à une expérience nouvelle –
l’enseignement religieux à l’école. Aux mêmes heures les élèves se séparent pour
recevoir dans les bâtiments de l’école les cours données par les soins des
différentes communautés religieuses dont aussi la communauté musulmane. Bien sûr
il y a eu des éclaircissements et des négociations entre les groupes de
musulmans avant d’en arriver là ! Mais cela fonctionne nous dit le Ministre
Schünemann. Lire plus…