Le rêve européen de retrouver la mobilité d’antan est bien loin de se réaliser.
Le « Processus de Bologne » prend son nom de la ville italienne, où 29
partenaires – Etats et universités confondus – s’étaient alignés sur le 3-5-8,
c’est-à-dire, la réorganisation des cycles d’études universitaires. La volonté
commune de permettre ainsi aux étudiants de changer de lieu et de culture
n’était qu’un des buts, sous-jacents étaient les besoins de réforme, voire les
problèmes de financement et d’infrastructure auxquels se voyaient confrontés de
nombreuses universités. L’intrépide Claude Allègre, ministre français de
l’éducation nationale avait lancé l’idée lors des 800 ans de la Sorbonne, fête à
laquelle il n’avait convié que ses collègues italiens, britanniques et
allemands. Ce à quoi se sont insurgés les autres ministres de l’Europe des
quinze, revendiquant pour eux le même droit d’accès à la signature. Lire plus…