Décidément, les socialistes français n’ont pas de chance! Les voilà répartis en
deux blocs, et histoire oblige, pour chacun sa « Jeanne »,encore que cette
fracture n’a rien à voir avec des contestations du genre féminin. Encore que…en
serait-on là si le populaire maire de Paris avait affronté la royale Ségolène? Le
scénario de son désistement laisse supposer que son retrait eût pu avoir été un peu
forcé, un peu, selon l’éternelle logique de l’équilibre, et si un camp a sa femme,
l’autre se doit de prouver qu’il a aussi une vaillante professionnelle, qui aurait
été en l’occurrence une adversaire de poids contre Sarkozy! Mais ce n’est pas là le
côté tragique de l’évolution! Car depuis le « non » des Français à la
constitution européenne le parti de Mitterand n’a plus retrouvé le droit chemin.
Trop de notabilités ne cessaient de donner l’impression d’un parti qui avait perdu
la cohésion interne. Qu’on puisse avoir des divergences d’opinion, qu’on en discute
sur la place publique, les partis socialistes s’en font une fierté. C’est le signe
d’ouverture d’esprit, savoir discuter en toute franchise de tout! Encore faut-il
savoir rassembler à la fin les troupes pour affronter l’adversaire… Lire plus…