Ce n’est plus comme avant, lorsqu’on croyait encore à l’accident de parcours pour
des raisons purement nationales! Le non des Irlandais suivi des annonces d’autres
frileux comme les Tchèques, les Polonais par leur Président, l’Allemagne en attente
d’un jugement de son plus haut tribunal sur la conformité avec la constitution des
textes européens, le « non » pèse plus lourd que les non français et
néerlandais. Pour avoir été trop peu soucieux de toutes les embûches possibles les
auteurs de le traité de Lisbonne devront avouer que mieux vaut pas de nouveau
traité, qu’un accord sur un texte qui ne résout qu’à moitié les problèmes. Et le
traité de Nice en est un bel exemple. Eût-on été plus concis en 2001, plus courageux
encore avant l’élargissement, plus soucieux des enjeux institutionnels, un meilleur
traité à Nice aurait été un progrès. A toutes ses époques de crise, l’Europe en est
sortie avec des compromis… Ainsi, celui de Luxembourg en 1966 fut trouvé après une
longue période de politique de la « chaise vide », lorsque la France
boudait la PAC! Et le chemin est jalonné de périodes de crise, qui, à chaque fois,
ont conduit à d’autres progrès. Car les citoyens doivent pouvoir se rendre compte
que l’Union européenne avance, lentement parfois, mais quand même… Lire plus…