La rentrée politique est marquée de nostalgie et de mémoire pour un grand homme
politique. Après Pierre Werner, Gaston Thorn a marqué de sa poigne son passage à
la présidence du gouvernement. Une seule période lui a suffi pour entrer dans
les annales comme l’artisan du renouveau et de la montée en flèche du parti
libéral – devenu le parti démocratique, le DP. Les nombreuses rétrospectives
dans la presse retracent la brillante carrière d’un talent politique à multiples
facettes. Il n’y a certes, pas grand-chose à y ajouter, sauf que certaines
omissions sont flagrantes et éloquentes; car le passage de Gaston Thorn et de
l’équipe autour de lui a secoué le PCS et initié le renouveau du grand parti
conservateur. Ignorer que la débâcle électorale de 1974 était aussi due à
l’évincement de la candidature de certains jeunes talents au PCS, ce serait
oublier que chaque parti politique est marqué par son histoire interne. La
révérence à Gaston Thorn devrait, à plus d’un titre, tenir lieu de réflexion aux
acteurs de la vie publique, aux égarements de plumes malveillantes, à
l’intention de nuire, qui est parfois la seule motivation du discours politique.
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