Qui n’a pas visité les camps de l’horreur ne pourra imaginer de quelle cruauté
l’être humain peut être capable. Notre devoir de mémoire est aussi le devoir de
raconter l’indicible, de maintenir vivante pour les jeunes générations l’image
de la fabrique de la mort. Nulle part ailleurs qu’à Auschwitz,
l’industrialisation de l’assassinat n’est documentée et systématisée à ce point.
Sur les 45 km2 de cette localité polonaise, tout était réglé au moindre détail,
planifié, délibérément organisé avec méthode, non seulement pour tuer mais
encore pour « recycler » un maximum de matériel humain avant de faire
passer des êtres vivants dépouillés de tout aux chambres à gaz. Devant les
vitrines remplies de cheveux humains, tondus dans le but de les utiliser à des
fins industrielles, l’ampleur de cette monstruosité qu’étaient les camps
d’extermination de tout un peuple est palpable, présente, réelle. Le doute n’est
plus possible, les preuves sont là pour nous rappeler à tout jamais à la
vigilance. Lire plus…